15/11/2026 –, A303
Taper « É », « œ », un vrai tiret ou de vrais guillemets français ne devrait pas demander un code Alt ou une recherche web. Pourtant, l'AZERTY que nous utilisons tous est resté presque inchangé depuis les machines à écrire, et écrire correctement sa propre langue au clavier, sans parler des langues voisines, reste en France un parcours d'obstacles.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Améliorer l'AZERTY est un sujet ouvert depuis plus de trente ans : des particuliers ont créé des dispositions alternatives, souvent ergonomiques, qui demandent de réapprendre à taper ; sous Linux, les variantes foisonnent ; et l'État s'y est essayé avec la norme AFNOR de 2019, sans qu'elle s'impose.
AZERTY Global, libre et gratuit, part de ces tentatives. Sa philosophie : corriger les points noirs de l'AZERTY, les caractères fréquents trop difficiles d'accès comme les caractères rares trop faciles, puis ajouter tout ce qui manque, de façon intuitive et facile à mémoriser.
Neuf ans de conception, racontés en 25 minutes : les points noirs repérés, l'enquête publique de l'AFNOR, les claviers étrangers qui ont inspiré des choix, et une démonstration en direct.
Tout public
Antoine Olivier est président de l’Association pour la Modernisation du Clavier Français (AMCF) et créateur d’AZERTY Global, une disposition libre qui corrige les défauts historiques de l’AZERTY tout en préservant les habitudes de frappe.
Il conçoit la première version du projet en 2017, alors qu’il est étudiant en classe préparatoire, à la suite du rapport du ministère de la Culture soulignant les limites de l’AZERTY pour écrire correctement le français. Depuis, il développe bénévolement le projet : conception de la disposition, applications et installateurs pour Windows, macOS et Linux, testeur en ligne et développement ouvert sur GitHub.
À travers l’AMCF, il travaille aujourd’hui à faire connaître, améliorer et diffuser gratuitement AZERTY Global, ainsi qu’à fédérer utilisateurs, contributeurs et partenaires autour de la modernisation du clavier français.